Prières à Marie-Madeleine

PRIÈRES

 

 



PRIÈRES À MARIE MADELEINE

 

"O très douce amie" (prière attribuée à Charles II d'Anjou):

 

« O très douce amie intime de Jésus-Christ,

ô apôtre, qui as mérité de voir la première des mortels le Christ ressuscitant,

ô modèle de pénitence,

qui as lavé de larmes abondantes ses pieds et les as essuyés de tes cheveux,

ô très douce Dame, o mon seul espoir,

ô très sainte patronne,

quelles louanges t’offrirai-je ? »

 


Prière à Marie-Madeleine, belle sainte de Provence (par Jean Pierre Ravotti, 31 janvier 2012)

 

Toi qui fut guérie et sauvée par Jésus

Rends notre âme resplendissante

De la beauté même de Dieu.

 

Toi, disciple fidèle et femme à l’écoute,

Enracine en nos cœurs la Parole de Vie,

Donne-nous d’écouter,

De garder et de mettre en pratique

L’Evangile du Christ, notre Maître et Seigneur.

 

Toi qui as connu les larmes

Et répandu le parfum de l’Amour,

Console tous ceux qui souffrent

Par le baume versé de notre surnaturelle Charité.

 

Toi, persévérante jusqu’à la Croix et au tombeau,

Accorde-nous la grâce de l’Espérance dans les épreuves,

De la force dans le combat,

De la Foi en la Vie Eternelle à l’heure de la mort.

 

Toi qui, la première, as mérité de voir Jésus ressuscité

Et a reçu la mission de l’annoncer aux disciples,

Fais de nous des témoins crédibles et courageux

Du Christ vainqueur de la mort et éternellement glorieux.

 


"Montre-nous le chemin"

 

Sainte Marie-Madeleine,

toi qui as été pardonnée par Jésus,

toi qui as beaucoup aimé,

Montre-nous le chemin

de la conversion véritable

et de la pureté du cœur.

Par amour, tu as suivi Jésus pour le servir :

Apprends-nous à livrer gratuitement notre vie

pour nos frères et sœurs.

 

Tu te trouvais près de la croix de Jésus

avec Marie et Jean :

Obtiens-nous la grâce de la foi

et de l'espérance dans nos épreuves.

 

Au matin de Pâques,

tu as reçu de Jésus

la mission d'annoncer sa résurrection à ses disciples :

Aide-nous à croire que la vie est plus forte que la mort,

que l'amour triomphe de tout.

 

Sainte Marie-Madeleine, prie pour nous !

 


"Tant il t'aimait"

 

Tant Il t'aimait, tant Il était proche de toi, tant Il t'enseignait, tant Il t'inspirait, même si ton péché abondait, la grâce a surabondé.

Tant Il t'aimait : pour toi et pour ta sœur aussi, Il ressuscita ton frère pourri de quatre jours.

Il a eu si grande pitié de vos pleurs et gémissements qu'Il ne put Lui-même se contenir de pleurer.

Tant Il t'aimait qu'après Sa Passion, à toi, Il se montra le premier.

L'écriture s'accomplit en toi qui dis que la brebis perdue est retrouvée et que Jésus la porta dans Ses bras pour la remettre dans le troupeau.

Tu as tant aimé Jésus, Marie-Madeleine, que des pécheurs, Il t'a institué fiancée souveraine.A tous ceux qui sont en déviance, en souffrance, à tous les déçus de l'espérance, Jésus est si bon qu'il ne refuse à personne, plein de contrition, la consolation si douce de Sa Sainte Compassion.

Ô Marie Madeleine, miroir resplendissant, dans lequel doivent se reconnaître tous les pécheurs pénitents.

Ô dame gracieuse, pécheresse devenue sainte, fais-moi entrer dans la contrition de mes péchés, que par tes saints mérites, j'obtienne rémission.

Tu sais bien la faiblesse de ma fragilité, tu connais mes iniquités, mais toi qui es le réconfort des pécheurs, aide-moi.

A toi, je recommande, dame de toute bonté, mes désirs, ma volonté.

Fais que, par toi, du paradis je puisse hériter.

 


"Toi qui a connu le monde"

 

Sainte Marie-Madeleine, toi qui as connu le monde, toi que le monde a touché,

Tu as touché Notre Seigneur Jésus-Christ avec tes larmes, avec tes cheveux.

 

Avec tes larmes tu as lavé ta vie des poussières du chemin ;

Au nouveau matin de ta vie, c'est toi qui as contemplé le voile du Temple.

 

Ô Marie Madeleine, première fleur du jardin de la Résurrection,

tu es venue parfumer le chemin !

 

Te voilà vierge de nouveau, toi la pécheresse.

Te voilà dépositaire de la lumière du matin pascal.

Te voilà dépositaire du parfum de la miséricorde.

 

Permets-nous, sainte Marie-Madeleine, de pouvoir avec toi pleurer et toucher ;

Avec toi porter les parfums ;

Avec toi courir au matin du jardin de notre résurrection.

 

Sainte Marie-Madeleine, prie pour nous !

 


"L'amour de Jésus pour la brebis perdue" (prière anonyme du XVe siècle)

 

Tant il t’aimait, tant il était proche de toi, tant il t’enseignait, tant il t’inspirait, 
même si ton péché abondait, la grâce a surabondé.
Tant il t’aimait : pour toi et pour ta sœur aussi, il ressuscita ton frère pourri de quatre jours.
Il a eu si grande pitié de vos pleurs et gémissements qu’il ne pût lui-même se contenir de pleurer.
Tant il t’aimait qu’après sa passion, à toi, il se montra le premier.
L’écriture s’accomplit en toi qui dit que la brebis perdue est retrouvée et que Jésus la porta dans ses bras pour la remettre dans le troupeau.



Tu as tant aimé Jésus, Marie-Madeleine, que des pécheurs, il t’a institué fiancée souveraine :
A tous ceux qui sont en déviance, en souffrance, à tous les déçus de l’espérance.
Jésus est si bon qu’il ne refuse à personne pleine de contrition la consolation si douce de sa sainte compassion.



Ô Marie Madeleine, miroir resplendissant, dans lequel doivent se reconnaître tous les pécheurs pénitents.
Ô dame gracieuse, pécheresse devenue sainte, fais-moi entrer dans la contrition de mes péchés, que par tes saints mérites, j’obtienne rémission.
Tu sais bien la faiblesse de ma fragilité, tu connais mes iniquités, mais toi qui es le réconfort des pécheurs, aide-moi.
A toi, je recommande, dame de toute bonté, 
Mes désirs, ma volonté.
Fais que, par toi, du paradis je puisse hériter.

 


"Mais soudain j'entends mon nom" (par un théologien orthodoxe pour accompagner Marie-Madeleine au matin de Pâques)

 

On a enlevé le Seigneur
et je ne sais où on l'a mis.
Pourtant ce matin encore sombre,
ce matin gris, tout semble changer.
Le monde autour du tombeau vide
semble un paradis.
Le silence railleur se dissipe.
Et voici, au milieu des fleurs, le jardinier :
''Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi...''
Mais soudain j'entends mon nom, 
il m'appelle et je suis, dans son appel je suis,
la cendre s'envole dans le vent de l'Esprit.
C'est Toi, c'est Toi, je Te reconnais Rabbouni.
Ton corps transfiguré se dévoile
en remplissant tout.
Il est cet Amour qui fait 
que les hommes sont mes frères.
Tu es là, invisible dans le pain
et dans le vin
et dans tout visage, 
tu es là.

 


"Réjouis-toi, Marie-Madeleine (prière orthodoxe)

 

Réjouis-toi, Marie Magdeleine,

 sainte et égale aux apôtres,

 toi qui as su aimer le doux Seigneur par dessus tous les biens.

Appelée par le Seigneur à un ministère

 égal à celui des apôtres,

 ô sainte Marie-Madeleine

 tu as suivi le Christ, ton bien aimé,

 aussi nous te louons avec des chants d'amour.

  Toi qui as un si grand pouvoir d'intercession auprès du  Seigneur,

 par tes prières,  demande au Dieu très clément

qu'il nous  délivre de  tous malheurs

 et nous montre sa sainte résurrection.

 


"J'ai reçu la même gloire" (St Romain le Mélode)

 

« J’ai reçu la même gloire que Moïse »,
dit sainte Marie-Madeleine.
« J’ai vu la gloire du Seigneur,
non pas sur une montagne, mais dans une tombe.
Sa gloire était cachée,
non par un nuage, mais par son corps.
C’est lui le Souverain des incorporels
et le Maître des nuées,
hier, maintenant et toujours ».
« Marie, va vite annoncer à ceux qui m’aiment
que j’ai triomphé de la mort », dit le Seigneur.
« Va annoncer la bonne nouvelle aux fils de Noé,
dis-leur : la mort est détruite.
Que ta parole leur soit
comme une branche d’olivier ».


 

Cantiques et chants à Marie-Madeleine

CANTIQUES, CHANTS

 

 


CANTIQUES À MARIE-MADELEINE

 

MARIE, COURS VERS TES FRÈRES

 

Marie, cours vers tes frères, 
Annonce la nouvelle :

Jésus le Christ est ressuscité, alléluia !
Alléluia, alléluia !

 

1 . Réjouis-toi et danse de joie,
Ton Bien aimé s'avance vers toi :

En son amour, Il a donné
Sa vie pour toi !
 Refrain

 

2 . Tu as cherché ton Bien aimé,
Il te revêt de sa beauté :

Et ton visage est rayonnant
De son amour !
 Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

3 . Dans la lumière du matin, il vient vers toi dans le jardin,

et dans sa joie ton cœur frémit d’un chant d’amour. Refrain

 

4 . Dans son amour, il t’a choisie, pour toi il a donné sa vie :

en toi, sa mort détruit la mort : Christ est vivant ! Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

5 . Eglise, accueille ton sauveur voici la Pâque du Pasteur

sa mort rassemble en un seul corps tous tes enfants ! Refrain

 

6 . Voici venir ton Bien-Aimé ! Comme une eau vive au creux du rocher :

Il fait couler de son côté l'Esprit de Vie ! Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

7 . L'hiver est mort, les pluies ont cessé, l'enfer est mort, ses portes brisées,

Sur notre terre a résonné, un chant nouveau ! Refrain

 

8 . Ton Bien-Aimé s'est endormi, mais il veillat au coeur de la nuit,

Voici le jour ou il nous conduit en Paradis ! Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

9 - Dans la puissance de l'Esprit chantons le Père par son Fils

chantons la Pâque du Seigneur ressuscité ! Refrain

 


DIEU, NOUS TE LOUONS

 

Refrain: Dieu, nous te louons, Seigneur, nous t’acclamons

Dans l’immense cortège de tous les saints.

 

1 . Par les Apôtres qui portèrent ta Parole de Vérité

Par les martyrs emplis de force dont la Foi n’a pas chancelé

 

2 . Par Madeleine pénitente qui pleura ses nombreux péchés,

Par Madeleine très aimante qui obtint d'être pardonnée

 

3 . Par Madeleine vrai modèle qui poursuit les pas du Seigneur

Par Madeleine, très fidèle qui étreint la Croix du Sauveur

 

4 . Pour Madeleine qui prononce le Nom de Jésus retrouvé

Pour Madeleine qui annonce la vie du Ressucité.

 

5 . Pour Madeleine qui nous porte ta Parole de Vérité,

Pour Madeleine qui t'apporte la prière des coeurs blessés

 

6 . Avec les saints de tous les âges comme autant de frères aînés

En qui sans trêve se répandent tous les dons de ta Charité

 

7 . Pour la prière et pour l'offrande des fidèles unis en Toi,

et pour l'amour de notre-Dame, notre Mère au pied de la Croix

 


SAINTE MARIE MADELEINE, FIDÈLE AMIE DU SEIGNEUR

(télécharger la partition)

 

Sainte Marie-Madeleine, fidèle amie du Seigneur

Toi, l'Apôtre des apôtres, conduis-nous vers ton Sauveur

Sainte Marie-Madeleine, fidèle amie du Seigneur.

 

1 - Elle arrosa de ses larmes car elle a beaucoup aimé

les pieds de celui qu'elle aime car elle a beaucoup aimé

les baisait les parfumait, car elle a beaucoup aimé

 

2 - Elle écoute la Parole car elle a beaucoup aimé

à ses pieds elle est assise car elle a beaucoup aimé

Jésus parle, elle fait silence car elle a beaucoup aimé

 

3 - Pour Lazare enseveli celle qui a tant aimé

elle supplie son bien-aimé car elle a beaucoup aimé

et Jésus le ressuscite car elle a beaucoup aimé

 

4 - D'un parfum d'un très grand prix celle qui a tant aimé

elle embaume son Seigneur car elle a beaucoup aimé

de ce jour faisons mémoire car elle a beaucoup aimé

 

5 - Au pied de la croix, fidèle celle qui a tant aimé

d'un baiser, elle vénère car elle a beaucoup aimé

le Bien-Aimé de son âme car elle a beaucoup aimé

 

6 - Près du tombeau, elle accourt car elle a beaucoup aimé

Les deux anges la consolent, car elle a beaucoup aimé

C'est ton Maître qui t'appelle car tu as beaucoup aimé

 


PROUVENCAU E CATOULI

 

1 . Madaleno, O bello Santo

Que l’amour mené tant aut !

Lou béu pople que te canto

Es lou pople Prouvençau

 

Refrin : « Prouvençau e Catouli »

Nouesto fe, nouesto fe n’a pas fali

Canten toutei trefouli : « Prouvençau e Catouli »

 

2 . Sian vengu veire la Baumo

Qu’arrouserès de tei plour ;

Ta vertu toujours l’embaumo

Mai que lou perfum dei flour.

 

3 . Quand luen d’éu l’ome varaio,

Jésus-Christ souvènt li dis :

« Sieù la Vido et sieù la Draio

Que te meno au Paradis ».

 

4 . Lou Seignour que tant t’eimavo

Un bèu jour touque toun couer

Et lèu lèu devenènt bravo,

Vos l’eima jusqu’à la mouert.

 

5 . Pèr segui soun divin Mèstre

E l’eima coumo se dèu,

As quitta plesi, bèn-èstre

E richesso doù castèu

 

6 . Quand Jésus, soun boun Souvaire

Lou claveloun sus la crous,

Tu li siès emé sa maire

E ploures à sei ginous

 

7 . Sus la mar enverinado

Puèi t’embarcon sèns respèt

La Prouvenço, terro eimado,

Trefoulis souto tei pèd

 

8 . Dins la Baumo redoulènto

Luen doù moude e prochi Dièu:

En plourant, bello doulènto,

Que bouenur èro lou tièu !

 

9 . Quand leis angi sus seis alo

T’enaussavon au Pieloun,

Nouesto terro prouvençalo

L’as benido d’eilamount.

 

10 . E l’aureto quand aléno

A travès lou fres desert

Nuèch et jour, ô Madaleno,

Dis toun noum dins seis councert

 

11 . E tambèn leui sant cantico

Qu’entounavon a plesi

Peramount leis Angelico

Cresèn mai de leis aussi

 

12 . Tu que siès nouesto Patrouno,

Bello Santo qu’eiman tant,

Vuei recèbe lei courouno

Que t’aduson en cantant :

 

13 . Fai flouri nouesto terraire

Coumo un poulit mès de mai ;

E pousqu’en coumo de fraire

S’eima touti lougo mai.

 

14 . Fai greia dins nouesteis amo

Aquelo santo vertu,

Que brulè coumo uno flamo

Lou pecat qu’éro dins tu.

 

15 . Eicibas, o Segnouresso,

Gardo-nous doù mancamen,

Pèr pousqué dins l’alegresso

Véire Dièu eternamen.

 


OUNOUR  A  SANTO  MADALENO

 

Refrin

Ounour à Santo Madaleno

Patrouno de Sant Meissemin,

De sei vertu la terro es pleno :

Canten sa glori sènso fin. (bis)

 

1 .  A peno fugué counvertido

Que segué lei pas de Jésus ;

Méné de suito uno autro vido :

Lou mounde la couneissé plus.

 

2 .  Quand Jésus-Christ sus lou Calvéro

Per naùtre subissié la mouert.

A sei pèd, proche de sa Maire,

Serravo la Crous sus soun Cor !

 

3 .  Très jour après, leis uei en larmo,

Courré cerca soun Redemtour.

E lou Bouen Mèstre plen de charmo

Apareissé à soun amour !

 

4 .  En lou vesént sus un nuage

Mounta au Cieù qu’avié counquist,

Se digué, pleno de courage :

« Vouéli gagna lou Paradis ! »

 

5 .  Chausissé per sa residènci

La Baumo qu’avié descubert.

E lei plour de sa penitènci

Inoundèron tout lou desert.

 

6 .  Après quatre-vints an de vido

Counsumado pèr sa doulour,

S’envoulé d’uno alo rapido

Vers lou cieù, aquèu béu séjour.

 

7 .  Benissès-nous, illustro Santo,

Dounas-nou’n pau de voste amour,

Prochi de Dièu sias tant puissanto.

Pregas pèr nautre chasque jour !

(Chanoine Layet)

 


PREGO DIEU PER NOSTO AMO

 

Refrin

Prègo Dièu per nosto amo,

Benesis d’Amoundaut,

Lou pople que t’aclamo,

Lou pople Prouvençau !

 

1 . O bello Santo Madaleno,

Patrouno de Sant-Meissemin !

A plen de cor, à plen d’aleno,

Cantan ta glori sènso fin.

 

2 . Aposto que la Prouvidènço

Endraié devèrs nostei bord,

Siès l’Estelo de la Prouvènço

Que guido leis amo au sant Port.

 

3 . Dins uno Baumo féro, umido,

Anaras escoundre tei plour ;

Li passaras touto ta vido

Dins l’amarun de la doulour.

 

4 . Mai Dièu te vesént tant souleto,

Te mandara seis Angeloun ;

Sèt fes pèr jour, à la brasseto,

T’enaussaran au Sant-Pieloun.

 

5 . E quouro, au séro de ta vido,

Enjusqu’eici te menaran,

Recebras toun Dièu; puei ravido,

En Paradis te pourtaran.

 

6 . Despuéi, dins un cros magnifique,

Sant-Meissemin gardo toun Cor ;

Urouso laisso, sant relique,

Te gardaren jusqu’à la mouert !

 

7 . Dins nosto gléiso miraclouso

De pertout, vendran t’ounoura :

Amo pecairis, amourouso,

Vendran vèrs tu se counsoula.

 

8 . Fisançous coumo nostei rèire,

Amor de tu, caminan dré !

Sian toun pople, tei mantenèire,

Rèsto noste espèr, nosto fé !

 

9 . Prègo per nautre, ô Madaleno,

Pèr que à Dièu tournen coumo tu,

Pèr que nosto amo pu seréno

Aumente en gràci emè en vertu !

 

10 . Dins nosto gléiso miraclouso

Ounte as vougu leissa toun Cor,

Te gardaren touto la vido,

Et t’eimaren jusqu’à la mort.

 

11 . O bello Santo, dins la glori

D’aquèu Dièu qu’as tant ounoura,

Gardo-nous bouen, que faguen flori,

Et pousquen de longo t’eima ?

 

12. Puéi, quand vendra l’ouro finalo,

Nous mandaras teis Angeloun

Pèr que nous porton sus seis alo.

Eilamoundaut... au Sant-Pieloun.

( L’abat L. Bellon)


 

Liturgie, Litanies

LITURGIE

 

Lectures bibliques de la messe (cliquez ici)

Rituel de la messe de Ste-Marie-Madeleine (cliquez ici)

Intercede... (cliquez ici)

Litanies (cliquez ici)

 


PREMIÈRE LECTURE 3, 1-4

 

Lecture du Cantique des cantiques

 

Toute la nuit j'ai cherché celui que mon cœur aime.

Étendue sur mon lit, je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !

Il faut que je me lève, que je parcoure la ville, ses rues et ses carrefours.

Je veux chercher celui que mon cœur aime...

Je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !

J'ai rencontré les gardes qui parcourent la ville :

« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? »

A peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime.

Je l'ai saisi, je ne le lâcherai pas.

 

PSAUME 62

 

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu

 

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :

mon âme a soif de toi ;

après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.

 

Je t'ai contemplé au sanctuaire,

j'ai vu ta force et ta gloire.

Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !

 

Toute ma vie je vais te bénir,

lever les mains en invoquant ton nom.

Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

 

Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.

Oui, tu es venu à mon secours :

je crie de joie à l'ombre de tes ailes.

Mon âme s'attache à toi, ta main droite me soutient.

 

DEUXIÈME LECTURE 2 Co 5, 14-17

 

Lecture de la seconde épître de St Paul aux Corinthiens

 

L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n'aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.

 

Désormais nous ne connaissons plus personne à la manière humaine : si nous avons compris le Christ à la manière humaine, maintenant nous ne le comprenons plus ainsi. Si donc quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.

 

EVANGILE

 

ACCLAMATION

Alléluia, Alléluia

« Dis-nous Marie-Madeleine : qu’as tu vu sur ton chemin ? J’ai vu le tombeau du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Christ ressuscité ! » Alléluia

 

 

+ Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 1.11-18

 

Après la mort de Jésus, le premier jour de la semaine,

Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin,

alors qu'il fait encore sombre.

Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. 
Elle restait là dehors, à pleurer devant le tombeau.

Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, 

et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé,

elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,

assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.

 

Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Elle leur répond :

« On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »

Tout en disant cela,

elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là,

mais elle ne savait pas que c'était Jésus.

Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Le prenant pour le gardien, elle lui répond :

« Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! »

Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! »

ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.

Jésus reprend :

« Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père.

Va plutôt trouver mes frères pour leur dire

que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples :

« J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

 


Intercède et supplie sans cesse pour nous, auprès de Jésus, ô bienheureuse Marie-Madeleine.

 

PRIONS - Ô Père très clément, répands largement sur nous tes dons, afin qu'à l'intercession de la bienheureuse Marie-Madeleine, qui en aimant notre Seigneur Jésus-Christ par-dessus tout, a obtenu le pardon de ses péchés, nous obtenions nous aussi de ta miséricorde l'éternelle béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

 


 

LITANIES DE SAINTE MARIE-MADELEINE

 

Kyrie eleison, Kyrie eleison

Christe eleison, Christe eleison

Kyrie eleison, Kyrie eleison

Christ, écoute-nous; Christ écoute-nous

Christ, exauce-nous; Christ exauce-nous

 

Père du ciel qui es Dieu, aie pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui es Dieu, aie pitié de nous

Esprit-Saint, qui es Dieu, aie pitié de nous

Trinité sainte qui es un seul Dieu, aie pitié de nous

 

Sainte Marie Mère de Dieu, prie pour nous

Sainte Marie-Madeleine, prie pour nous

Modèle de pénitence, ...

Toi qui as porté le vase d’albâtre plein de parfums, ...

Toi qui as arrosé de larmes les pieds de Jésus, ...

Toi qui les a essuyés avec tes cheveux, ...

Toi qui as suivi avec ardeur ses divines traces, ...

Toi à qui beaucoup de péchés ont été remis, ...

Toi qui, d’argile ténébreuse, es devenue pur cristal, ...

Diamant rendu de la poussière à la lumière, ...

Transformée en vase de gloire, ...

Perle étincelante, ...

Flambeau du monde, ...

Enflammée des ardeurs de la charité, ...

Très agréable au Seigneur, ...

Très chère à Jésus, ...

Toi qui as choisi la meilleure part, ...

Toi qui as obtenu la résurrection de ton frère Lazare, ...

Toi qui as assisté fidèlement le Christ crucifié, ...

Femme forte, ...

Toi qui es restée près du tombeau de Jésus, ...

Toi qui, la première, as mérité de voir le Christ ressuscité, ...

Toi qui as été marquée au front par sa main glorieuse, ...

Apôtre des Apôtres, ...

Apôtre de la Provence et Patronne de la France, ...

Protectrice spéciale de l’Ordre des Frères Prêcheurs, ...

Douce avocate des pénitents, ...

Epouse du Roi de gloire, ...

Pour que nous méritions, avec toi, le bonheur du Ciel, ...

 

 

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde,prends pitié de nous

 

PRIONS - Ô Père très clément, répands largement sur nous tes dons, afin qu'à l'intercession de la bienheureuse Marie-Madeleine, qui en aimant notre Seigneur Jésus-Christ par-dessus tout, a obtenu le pardon de ses péchés, nous obtenions nous aussi de ta miséricorde l'éternelle béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. 

 

OREMUS - Largire nobis, clementissime Pater : ut sicut beata Maria Magdalena Dominum nostrum Iesum Christum super omnia diligendo, suorum obtinuit véniam peccatorum ; ita nobis apud misericordiam tuam, sempiternam impetret beatitudinem : per Christum Dominum nostrum. Amen

 

PRIONS (version longue) -

Béni soit-tu Seigneur, Roi de la gloire éternelle, Père très clément et miséricordieux.

Nous venons louer ton infini bonté que tu nous  as révélé en ton Fils Bien-aimé Jésus Christ. Lui par sa Passion et par sa Mort a rétabli une Alliance éternelle, jadis corrompue par le péché.

Élevé sur la croix, il a manifesté au monde ton Visage de Père plein de tendresse.  Dans sa glorieuse Résurrection il  a apporté à chaque homme pécheur la lumière du pardon et de la miséricorde.

C’est lui, notre Maître et Seigneur qui a révélé ta divine compassion à Marie Madeleine lorsqu’il a pardonné ses nombreux péchés, faisant surgir ainsi dans le cœur de la pécheresse convertie un élan d’Amour pour les biens éternels.

C’est à elle que ton Fils Ressuscité est apparu, en lui confiant la mission d’annoncer la joie pascale à ses disciples.

C’est elle enfin, qui a passé le reste de sa sainte vie à contempler ta miséricorde et ta compassion.

 

Nous te bénissons, Seigneur, pour notre Sainte Patronne et nous te prions: que le baume de ton infinie  miséricorde se répande dans nos cœurs et dans ceux des hommes et des femmes  blessés par l’indifférence et le péché.

 

Pose ton regard paternel sur les jeunes et les adultes tenus dans l’esclavage de la luxure, de l’alcoolisme et de la drogue, qui se noient dans « la culture de  mort » et qui, ne trouvant plus le sens de leur existence, se renferment dans la haine envers eux- mêmes et envers les autres.

 

Avec Celle à qui ses nombreux péchés sont pardonnés à cause de son grand amour  (cf. Lc 7, 47) nous reconnaissons nos infirmités spirituelles:

 

Nous sommes boiteux   de ne pas savoir aimer les autres

Nous sommes aveugles de ne pas voir ta présence dans notre histoire

Nous sommes sourds de ne pas entendre ton appel à la conversion

Nous sommes muets de  ne pas pouvoir répondre à ton Amour

Nous sommes paralysés par les idoles de ce monde qui passe.

 

Seigneur, comme tu as cédé à l’insistance de Marie-Madeleine pour faire sortir vivant du tombeau son frère Lazare, accorde- nous, à sa prière, la grâce de sortir du tombeau des nos péchés  pour mener une vie nouvelle dans le Christ. Donne-nous le même élan d’Amour de ta sainte volonté pour qu’en quittant l’esclavage de l’orgueil, nous puissions  aimer nos frères et leur annoncer la bonne nouvelle de la Victoire sur la mort et  la Vie Éternelle.

Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Décret du pape François

 

  1. "APÔTRE DES APÔTRES et TÉMOIN DE LA MISÉRICORDE" - Decret par lequel la célébration de Sainte Marie Madeleine est élevée au rang de fête. Explications (Mgr Arthur Roche) (3 juin 2016)
  2. Catéchèse du pape François (Audience générale du 17 mai 2017)
 
 
"APÔTRE DES APÔTRES ET TÉMOINS DE LA MISÉRICORDE"

Decret par lequel la célébration de Sainte Marie Madeleine est élevée au rang de fête. Explication (Mgr Arthur Roche) (3 juin 2016)

 

Selon le désir exprès du Saint-Père François, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a rendu public un nouveau décret, daté du 3 juin 2016, solennité du Sacré Cœur de Jésus, par lequel la célébration de Sainte Marie Madeleine, actuellement mémoire obligatoire, sera élevée dans le Calendrier Romain Général au rang de fête.

 

La décision s'inscrit dans le contexte ecclésial actuel, qui demande de réfléchir plus profondément sur la dignité de la femme, sur la nouvelle évangélisation et sur la grandeur du mystère de la miséricorde divine. C'est saint Jean Paul II qui a porté une grande attention non seulement à l'importance des femmes dans la mission même du Christ et de l'Eglise, mais aussi, et avec un accent spécial, à la fonction particulière de Marie de Magdala comme premier témoin qui a vu le Ressuscité, et première messagère qui a annoncé aux apôtres la résurrection du Seigneur (cf. Mulieris dignitatem, n. 16). Cette importance continue aujourd'hui dans l'Eglise - comme le manifeste l'engagement actuel pour une nouvelle évangélisation - qui veut accueillir, sans aucune distinction, hommes et femmes de toute race, peuple, langue et nation (cf. Ap 5,9), pour leur annoncer la bonne nouvelle de l'Evangile de Jésus-Christ, pour les accompagner dans leur pèlerinage terrestre et leur offrir les merveilles du salut de Dieu. Sainte Marie Madeleine est un exemple d'évangélisatrice vraie et authentique, c'est-à-dire, une évangéliste qui annonce le joyeux message central de Pâques (cf. Collecte du 22 juillet et nouvelle préface).

 

Le Saint-Père François a pris cette décision justement dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour signifier l'importance de cette femme qui a démontré un grand amour pour le Christ et fut par lui tellement aimée, comme l'affirme Raban Maur en parlant d'elle (« dilectrix Christi et a Christo plurimum dilecta » : De vita beatœ Mariœ Magdalenœ, Prologus) ainsi que saint Anselme de Cantorbéry («electa dilectrix et dilecta electrix Dei» : Oratio LXXIII ad sanctam Mariam Magdalenam). Il est certain que la tradition ecclésiale en Occident, surtout après saint Grégoire le Grand, identifie dans la même personne: Marie de Magdala, ainsi que la femme qui a versé le parfum dans la maison de Simon le pharisien, et la sœur de Lazare et de Marthe. Cette interprétation s'est maintenue et a eu une influence chez les auteurs ecclésiastiques occidentaux, dans l'art chrétien et dans les textes liturgiques relatifs à la Sainte. Les Bollandistes ont amplement exposé le problème de l'identification des trois femmes et ont préparé la voie pour la réforme liturgique du Calendrier Romain. Avec la mise en œuvre de la réforme liturgique, les textes du Missale Romanum, de la Liturgia Horarum et du Martyrologium Romanum se réfèrent à Marie de Magdala. Il est certain que Marie Madeleine a fait partie du groupe des disciples de Jésus, elle l’a suivi jusqu'au pied de la croix et, dans le jardin où se trouvait le sépulcre, elle fut le premier "témoin de la miséricorde divine" (Grégoire le Grand, XL Hom. In Evangelia, lib. II, Hom. 25,10). L'Evangile de Jean raconte que Marie Madeleine pleurait, parce qu'elle n'avait pas trouvé le corps du Seigneur (cf. Jn 20, 11); et Jésus a eu de la miséricorde envers elle en se faisant reconnaître comme le Maître et en transformant ses larmes en joie pascale.

 

En profitant de cette opportune circonstance, je désire mettre en évidence deux idées relatives aux textes bibliques et liturgiques de cette nouvelle fête, qui peuvent nous aider à mieux comprendre l'importance pour aujourd'hui d'une telle Sainte femme.

 

D'un côté, elle a l'honneur d'être la « prima testis » de la résurrection du Seigneur (Hymnus, Ad Laudes matutinas), la première à voir le sépulcre vide et la première à écouter la vérité de sa résurrection. Le Christ a une spéciale considération et miséricorde pour cette femme, qui manifeste son amour envers Lui, en le cherchant dans le jardin avec angoisse et souffrance, avec des « lacrimas humilitatis », comme dit Saint Anselme dans la prière que nous avons citée. A ce propos, je désire souligner le contraste entre les deux femmes présentes dans le jardin du paradis et dans le jardin de la résurrection. La première a propagé la mort là où était la vie ; la seconde a annoncé la Vie à partir d'un sépulcre, lieu de la mort. C'est ce que fait observer Grégoire le Grand : «Quia in paradiso mulier viro propinavit mortem, a sepulcro mulier viris annuntiat vitam» (XL Hom. In Evangelia, lib. H, Hom. 25). De plus, c'est justement dans le jardin de la résurrection où le Seigneur dit à Marie Madeleine: « Noli me tangere ». C'est une invitation adressée non seulement à Marie, mais aussi à toute l'Eglise, pour entrer dans une expérience de foi qui surpasse toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin. Elle a une portée ecclésiale ! C'est une bonne leçon pour chaque disciple de Jésus : ne pas rechercher des sécurités humaines et des titres mondains, mais la foi au Christ Vivant et Ressuscité !

 

Justement parce qu'elle a été témoin oculaire du Christ Ressuscité, elle a été aussi, d'un autre côté, la première à en donner le témoignage devant les apôtres. Elle accompli la mission que lui a donné le Ressuscité : « Va trouver mes frères pour leur dire ... Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu'il lui avait dit (Jn 20,17-18). De cette manière elle devient, comme on a déjà noté, évangéliste, c'est-à-dire messagère qui annonce la bonne nouvelle de la résurrection du Seigneur ; ou comme disaient Raban Maur et saint Thomas d'Aquin, « apostolorum apostola », puisqu'elle annonce aux apôtres ce que, à leur tour, ils annonceront au monde entier (cf. Raban Maur, De vita beatœ Mariœ Magdalenœ, c. XXVII; S. Thomas d'Aquin, In Ioannem Evangelistam Expositio, c. XX, L. III, 6). C'est avec raison que le Docteur Angélique utilise cette parole en l'appliquant à Marie Madeleine: elle est le témoin du Christ Ressuscité et elle annonce le message de la résurrection du Seigneur, comme les autres Apôtres. C'est pourquoi il est juste que la célébration liturgique de cette femme ait le même degré de fête que celui qui est donné à la célébration des apôtres dans le Calendrier Romain Général et que soit mise en évidence la mission de cette femme, qui est un exemple et un modèle pour toute femme dans l'Eglise.

 

* Arthur Roche

Archevêque Secrétaire

de la Congrégation pour le Culte Divin

et la Discipline des Sacrements

 


 

Le préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, le cardinal Robert Sarah, a signé le 3 juin 2016 le décret qui élève au rang de fête la célébration de la mémoire de sainte Marie Madeleine à la date du 22 juillet. Il s’agit d’une décision du pape François qui veut pousser l’Église à « réfléchir de façon plus profonde sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine ». Comme le souligne Mgr Arthur Roche, dans un article à paraître dans l’Osservatore Romano, la nouvelle fête met en avant « l’exemple de vraie et authentique évangélisatrice » que représente Marie de Magdala à Pâques.

 

 

DÉCRET (traduction du latin)

 

L’Église, que ce soit en Occident ou en Orient, a toujours réservé la plus grande considération à sainte Marie-Madeleine, premier témoin et évangéliste de la Résurrection du Seigneur, et ainsi elle a été célébrée, quoiqu’en des manières différentes.

 

De nos jours, où l’Église est appelée à réfléchir de manière plus profonde sur la dignité de la femme, sur la nouvelle évangélisation et sur la grandeur du mystère de la miséricorde divine, il a semblé que ce serait une bonne chose aussi que l’exemple de sainte Marie-Madeleine soit proposé aux fidèles d’une manière plus convenable. En effet, cette femme, connue comme celle qui a aimé le Christ et qui a été beaucoup aimée par le Christ, elle qui est appelée par saint Grégoire le Grand « témoin de la miséricorde divine » et par saint Thomas d’Aquin « l’apôtre des apôtres », peut être reconnue par les fidèles de ce temps comme un modèle de service des femmes dans l’Église.

 

C’est pourquoi le Souverain Pontife François a décidé que la célébration de sainte Marie-Madeleine, à partir de maintenant, soit inscrite dans le calendrier romain général avec le degré de fête au lieu de mémoire, comme elle l’est actuellement. Ce nouveau degré ne comporte aucune variation quant au jour de la célébration elle-même et aux textes du Missel et de la Liturgie des Heures à utiliser, c’est-à-dire :

 

a)     le jour dédié à la célébration de sainte Marie-Madeleine demeure le 22 juillet, comme on le trouve dans le calendrier romain ;

b)     les textes à utiliser pour la messe et l’office divin demeurent les mêmes qui sont contenus dans le Missel et la Liturgie des Heures au jour indiqué, en ajoutant au Missel romain la préface propre, en pièce jointe à ce décret. Il appartiendra aux conférences épiscopales de traduire le texte de la préface dans la langue vernaculaire, de sorte que, une fois obtenue l’approbation du Siège apostolique, elle puisse être utilisée et, en temps voulu, être insérée dans la prochaine réimpression du Missel romain.

 

Là où sainte Marie-Madeleine, selon le droit particulier, est célébrée légitimement en un jour et avec un degré différents, elle continuera à être célébrée à l’avenir au même jour et degré qu’elle a eu jusqu’à présent. Nonobstant toute chose contraire.

 

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements,
le 3 juin 2016, solennité du Sacré-Cœur de Jésus.

Cardinal Robert Sarah, préfet
Monseigneur Arthur Roche, secrétaire

 

 



Audience Générale du 17 mai 2017 du pape François

 

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Ces dernières semaines, notre réflexion se déroule,pour ainsi dire, dans l'orbite du mystère pascal. Nous rencontrons aujourd'hui celle qui la première, selon les Evangiles, vit Jésus ressuscité: Marie Madeleine. Le repos du samedi s'était conclu depuis peu. Le jour de la passion, il n'y avait pas eu le temps de terminer les rites funèbres; c'est pourquoi, en cette aube pleine de tristesse, les femmes se rendent à la tombe de Jésus avec les onguents parfumés. C'est elle qui arrive la première: Marie de Magdala, l'une des disciples qui avaient accompagné Jésus jusqu'en Galilée, se mettant au service de l'Eglise naissante. Dans son trajet vers le sépulcre se reflète la fidélité de tant de femmes qui fréquentent pendant tant d'années les allées des cimetières, en souvenir de quelqu'un qui n'est plus là. Pas même la mort ne brise les liens les plus authentiques: certaines personnes continuent à aimer, même si la personne aimée s'en est allée pour toujours.

 

L'Evangile (cf. Jn20, 1-2.11-18) décrit Madeleine, en soulignant immédiatement que ce n'était pas une femme qui s'enthousiasmait facilement. En effet, après la première visite au sépulcre, elle revient déçue dans le lieu où les disciples se cachaient; elle rapporte que la pierre a été déplacée de l'entrée du sépulcre, et sa première hypothèse est la plus simple que l'on puisse formuler: quelqu'un doit avoir fait disparaître le corps de Jésus. Ainsi, la première annonce que Marie apporte n'est pas celle de la résurrection, mais d'un vol que des inconnus ont commis, alors que Jérusalem tout entière dormait.

 

Les Evangiles racontent ensuite un deuxième voyage de Madeleine vers le sépulcre de Jésus. Elle était têtue! Elle est allée, elle est revenue... parce qu'elle n'était pas convaincue! Cette fois, son pas est lent, très lourd. Marie souffre doublement: tout d'abord de la mort de Jésus, et ensuite, de la disparition inexplicable de son corps.

 

C'est alors qu'elle est penchée près de la tombe, les yeux remplis de larmes, que Dieu la surprend de la manière la plus inattendue. L'évangéliste Jean souligne combien son aveuglement est persistant: elle ne s'aperçoit pas de la présence de deux anges qui l'interrogent, elle n'a aucun soupçon en voyant l'homme derrière elle, qu'elle pense être le gardien du jardin. Et en revanche, elle découvre l'événement le plus bouleversant de l'histoire humaine lorsque finalement elle est appelée par son nom: «Marie!» (v. 16).

 

Comme il est beau de penser que la première apparition du Ressuscité — selon les Evangiles — a eu lieu d'une manière aussi personnelle! Il y a quelqu'un qui nous connaît, qui voit notre souffrance et notre déception, et qui s'émeut pour nous et nous appelle par notre nom. C'est une loi que nous trouvons gravée dans beaucoup de pages de l'Evangile. Autour de Jésus se trouvent de nombreuses personnes qui cherchent Dieu; mais la réalité la plus prodigieuse est que, bien avant, c'est tout d'abord Dieu qui se préoccupe pour notre vie, qui veut la relever, et pour ce faire, il nous appelle par notre nom, en reconnaissant le visage personnel de chacun. Chaque homme est une histoire d'amour que Dieu écrit sur cette terre. Chacun de nous est une histoire d'amour de Dieu. Dieu appelle chacun de nous par son propre nom: il nous connaît par notre nom, il nous regarde, il nous attend, il nous pardonne, il a de la patience avec nous. Est-ce vrai ou n'est-ce pas vrai? Chacun de nous fait cette expérience.

 

Et Jésus l'appelle: «Marie!»: la révolution de sa vie, la révolution destinée à transformer l'existence de chaque homme et femme, commence par un nom qui retentit dans le jardin du sépulcre vide. Les Evangiles nous décrivent le bonheur de Marie: la résurrection de Jésus n'est pas une joie donnée au compte-goutte, mais une cascade qui renverse toute la vie. L'existence chrétienne n'est pas tissée de doux bonheurs, mais de vagues qui emportent tout. Essayez de penser vous aussi, en cet instant, avec le bagage de déceptions, et d'échecs que chacun de nous porte dans son cœur, qu'il y a un Dieu proche de nous qui nous appelle par notre nom et nous dit: «Relève-toi, arrête de pleurer, car je suis venu te libérer!». Cela est beau.

 

Jésus n'est pas quelqu'un qui s'adapte au monde, en tolérant que dans celui-ci se poursuivent la mort, la tristesse, la haine, la destruction morale des personnes... Notre Dieu n'est pas inerte, mais notre Dieu — je me permets le mot — est un rêveur: il rêve de la transformation du monde, et il l'a réalisée dans le mystère de la Résurrection.

 

Marie voudrait embrasser son Seigneur, mais Lui est désormais tourné vers le Père céleste, alors qu'elle est invitée à apporter l'annonce à ses frères. Et ainsi, cette femme qui, avant de rencontrer Jésus, était en proie au malin (cf. Le 8, 2), est à présent devenue apôtre de la nouvelle et plus grande espérance. Que son intercession nous aide à vivre nous aussi cette expérience: à l'heure des pleurs, et à l'heure de l'abandon, entendre Jésus Ressuscité qui nous appelle par notre nom, et avec le cœur plein de joie aller annoncer: «J'ai vu le Seigneur!» (v. 18). J'ai changé de vie parce que j'ai vu le Seigneur! A présent, je suis différent d'avant, je suis une autre personne. J'ai changé parce que j'ai vu le Seigneur. Cela est notre force et cela est notre espérance. Merci.